Mon travail d'écriture
sur la grande dépossession identitaire, depuis les profondeurs de l'être, aux transformations culturelles, économiques et politiques qui la fabriquent.
"L’expression écrite, si tant est qu’elle puisse s’adresser au plus grand nombre, doit toucher l’autre en plein cœur, rien de moins. Au-delà du récit personnel, elle doit exprimer une forme d’universalité, car raconter sa propre histoire du point de vue de son être conditionné, ne présente, en soi, que peu d’intérêt. Tous les grands auteurs attestent de cela."
Extrait de "L'esprit du grand large"
station 405 coworking 53100 mayenne
Je ne saurais dire d’où vient cet élan qui me pousse à écrire. Ce doit être toute la souffrance accumulée. C’est le travail de toute une vie que de détricoter tout le bazar intérieur. Il me serait d’ailleurs bien difficile de conseiller qui que ce soit sur le comment de l’écriture, il faudrait plutôt évoquer le pourquoi. Percevoir l’universalité d’un phénomène derrière l’anodin est ce qui permet à un texte d’être sublimé. Vient ensuite le style. Louis Ferdinand Céline disait qu’il était tout, et qu’on ne trouvait qu’un à deux auteurs stylés par siècle, c’est dire. Il oubliait de mentionner que l’admirable style dont il était doté cachait une immense sensibilité.
Je découvre l’écriture et tout devient prétexte à creuser la nature des choses et des êtres. Il ne peut être question de banalités. Il y a comme une urgence à dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Certaines rencontres suscitent l’envie naturelle de restituer ce que je vois et j’entends, comme pour soulager ma conscience et rester intact. Elles contribuent à observer finement des situations, permettant ensuite une réflexion plus globale.
Je me sens plus porté par le rythme et la musicalité que par la raison et la logique académique. Je découvre en tâtonnant, et c’est du neuf pour longtemps. L'écriture, qui est une forme d’expression, n’est pas le produit d’une pensée linéaire qui se déroule d’un tenant, en ligne droite et totalement structurée. C’est l’émotion suscitée qui importe. Il faut aussi du décousu, du contre-pied, de l’improbable. Même les fausses notes peuvent contribuer à ramener de la poésie quand elles sont utilisées à bon escient. L’émotion du langage parlé doit infuser dans le langage écrit, car sinon, on se retrouve à écrire du convenu, du politiquement correct, de l’ennuyeux quoi ! Les bibliothèques croulent sous le poids de récits parfaitement écrits et c'est ce qui navre. C’est la juxtaposition des images et des métaphores, des couleurs et parfois du mélange de style qui procurent de l’émotion. Telle est mon intime conviction.




Avis des lecteurs
J’aime bien votre écriture cahin caha car elle est musicale, colorée avec un soupçon d’un humour sarcastique, mais plein d’émotions, de tendresse et de subtilité des images comme une bd de Mots,  qui s’entre-choquent mais qui font sens au cœur des émotions. Merci pour ce partage j’aime beaucoup.
Ce recueil d’essais n’a pas toujours été dans mon sens, sa plume magnifique et piquante m’a souvent décontenancé et pourtant, je l’ai adoré. Thierry Geschals ne tente pas de vendre les clefs du bonheur absolu, ne fait pas la promesse que tu iras mieux après la lecture, il n’y a ni méthode miracle ni magie. J’ai aimé la crudité des propos mais aussi sa vérité personnelle et malgré ça, c’est un livre qui a résonné très positivement me concernant.
Très beau travail d'écriture. Je salue l'audace des partis-pris et le non conformisme de la pensée. J'aime le fait que le livre aborde le dépassement de soi sous un éclairage sans diktats ni injonctions, contrairement aux gourous du Dev perso.
Sylvie N. Q.
Jennifer C.
Jérome B.
À propos
Mon écriture est incarnée, disruptive, avec une oralité qui amène l'émotion dans le langage écrit. L'individu qui ne sait plus qui il est, qui s'épuise à se construire une identité qui ne tient pas, qui a abdiqué sa souveraineté sans même s'en apercevoir, voilà ce qui nourrit mon travail d'écriture. La psychologie de l'ego, la tyrannie des émotions, la peur du rejet, la fatigue d'être soi, la disparition des archétypes, la servitude consentie, la mort programmée du langage sont autant de territoires que j'explore depuis l'intérieur de l'être jusqu'aux mécanismes les plus invisibles de la société contemporaine.
J'ai découvert l'écriture au milieu de l'Atlantique, lors d'une traversée à la voile en famille en 2021. C'est dans le silence de l'océan, loin de toute sollicitation, que les mots se sont imposés. Deux livres en sont nés, L'esprit du grand large et La tyrannie des émotions, avant que je ne développe une approche unique de la connaissance de soi, la Perception directe®, au cœur de mon activité de coach psycho-émotionnel.
Passionné de philosophie, de psychologie et fin observateur de la nature humaine, je travaille aujourd'hui sur un nouvel essai pamphlétaire qui aborde la grande dépossession identitaire postmoderne, à paraître fin 2026. Second volet d'un diptyque avec Ce qui se passe réellement en moi, les deux livres explorent la même perte de souveraineté individuelle, l'un depuis l'intérieur de l'être, l'autre depuis la société qui la rend possible.


